Biblica 71 (1990)

Fasc. 1

Commentationes

Aletti, J.-N., «La présence d'un modèle rhétorique en Romains: Son rôle et son importance», Vol. 71(1,1990) 1-24.

       This article examines the relevance of the rhetorical model in the case of the letter to the Romans. It shows that the presence of this model does not imply that the letter reproduces the standard dispositio (exordium, narratio, probatio, peroratio). On the contrary, Paul is quite capable of using the model in an original way; each section (1,18-4,25; 5,1-8,39; 9,1-11,36) of the first eleven chapters forms a rhetorical unit, and the various units are linked to each other by relaying propositiones (at least for Rom 1-8). While not extending the model to Rom 12-15, the article raises the question of the relationship between 9-11 to the first eight chapters. However, it does show that the extent of the propositio in 1,16-17 is far-reaching; these verses truly deserve the name of main propositio.

Animadversiones

Levin, S., «An Unattested "Scribal Correction" in Numbers 26,59?», Vol. 71(1,1990) 25-33.

Lohfink, N., «2 Kön 23,3 und Dtn 6,17», Vol. 71(1,1990) 34-42.

Stern, P. D., «The herem in 1 Kgs 20,42 as an Exegetical Problem», Vol. 71(1,1990) 43-47.

Deboys, D. G., «History and Theology in the Chronicler's Portrayal of Abijah», Vol. 71(1,1990) 48-62.

Hamm, D., «Paul's Blindness and Its Healing: Clues to Symbolic Intent (Acts 9; 22 and 26)», Vol. 71(1,1990) 63-72.

Rolland, P., «La structure littéraire de la Deuxième Epître aux Corinthiens», Vol. 71(1,1990) 73-84.

Mowery, R. L., «The Articular Prepositional Attributes in the Pauline Corpus», Vol. 71(1,1990) 85-92.

 

Fasc. 2

Commentationes

Mitchell, A. C., «Zacchaeus Revisited: Luke 19,8 as a Defense», Vol. 71(2,1990) 153-176.

       Les quatre arguments grâce auxquels on lit Lc 19,8 comme une résolution de Zachée marquant la repentance n'ont pas encore satisfait à la question suivante: comment comprendre les présents didômi et apodidômi. Un examen attentif de ces verbes suggère que Lc 19,8 s'explique mieux si on le lit dans le contexte de Lc-Ac, comme une déclaration de défense de Zachée relative à sa pratique habituelle. Les présents didômi et apodidômi auront un sens itératif, et les contextes proche et lointain de ce récit appuient cette interprétation. Une analyse de l'usage lucanien des traditions juive et chrétienne au sujet d'Abraham favorise la compréhension de 19,8 comme pratique habituelle, qui fait de lui un vrai "fils d'Abraham". En conséquence, l'interprétation de Lc 19,8 présentée ici confirme l'opinion minoritaire des exégètes qui l'interprètent comme une défense et apporte de nouvelles raisons pour la comprendre ainsi.

Wallace, D.B., «John 5,2 and the Date of the Fourth Gospel», Vol. 71(2,1990) 177-205.

       L'article cherche à faire de Jn 5,2 ("Il y a une piscine à Jérusalem") une preuve en faveur d'une datation antérieure à 70 pour l'Évangile de Jean. Il y a cinq itinéraires ouverts à quiconque désire contester le sens prima facie de ce verset: (1) le rédacteur s'est trompé: il ne savait pas que la piscine avait été détruite; (2) estin est un présent d'usage; (3) la piscine et/ou les portiques restèrent intacts après la guerre juive; (4) le verset appartient à une rédaction antérieure de l'évangile et le présent fut laissé par erreur dans l'édition finale; (5) estin est un présent historique. Chacune de ces alternatives a des manques, faisant de Jn 5,2 un indice interne important pour la date de l'évangile.

Na'aman, N., «The Historical Background to the Conquest of Samaria (720 Bc)», Vol. 71(2,1990) 206-225.
       L'hypothèse répandue, selon laquelle Samarie aurait été conquise par Salmanasar V (723/722 av. JC) et par Sargon Il (720 av. JC), n'est pas tenable. Le roi Osée a eu deux conflits avec les Assyriens: d'abord pendant le réš šarrùti de Salmanasar (727 av. JC), ensuite vers la fin de son règne (724/722 av. JC). Il semble vraisemblable d'admettre qu'Osée ait été encouragé à cette deuxième tentative de rébellion par Pi(anky) de la 25ème dynastie. Sargon est le roi qui conquit la Samarie (2 R 17,5-6a), qui déporta ses habitants (v. 6b) et la fit coloniser par d'autres (v. 24). Le soi-disant siège de trois ans (v. 5b) et sa date, fournie au v. 6a, sont à attribuer à des conclusions historiques fausses du DtrG.

Animadversiones

Costacurta, B., «Implicazioni semantiche in alcuni casi di Qere-Ketib», Vol. 71(2,1990) 226-239.

Head, P. M., «Observations on Early Papyri of the Synoptic Gospels, especially on the "Scribal Habits"», Vol. 71(2,1990) 240-247.

Yates, R., «Colossians 2,14: Metaphor of Forgiveness», Vol. 71(2,1990) 248-259.

 

 

Fasc. 3

Commentationes

Heil J. P., «Mark 14,1-52: Narrative Structure and Reader-Response», Vol. 71(3,1990) 305-332.

       Les neuf scènes de Mc 14,1-52 sont disposées en une progression alternée de sept emboîtements. Telle est l'expérience du lecteur virtuel: le thème de l'union intime des disciples avec Jésus - qui va vers ses souffrances et sa mort - compense, domine même le thème de l'opposition et de la séparation. Cette séquence narrative donne au lecteur force et courage pour rester intimement uni à Jésus dans et par sa prière de soumission à la volonté divine, pour participer au triomphe final de Jésus sur l'opposition, la souffrance et la mort.

Beutler, J., «Greeks Come to See Jesus (John 12,20f)», Vol. 71(3,1990) 333-347.

       La cohérence interne et la place de Jn 12,20-36 en son contexte continuent de soulever de nombreuses questions. L'article montre que la cohérence inteme et externe du passage ne peut apparaître vraiment que si l'on perçoit l'arrière-fond isaïen qui innerve narration et discours. Pour Jn 12,20-21, c'est le quatrième Chant du Serviteur, en particulier Is 52,15 LXX qui permet d'entrer dans l'intelligence profonde des enjeux christologiques de la scène et, indirectement, de l'ensemble du chapitre, voire de "l'évangile des signes".

Pitta, A., «Ichthys ed opsarion in Gv 21,1-14: semplice variazione lessicale o differenza con valore simbolico?», Vol. 71(3,1990) 348-364.

       In John 21,1-14 the use of ichthys and opsarion is surprising since they both refer to fish. Only a symbolic reading of the pericope is able to see the value of the variation and the meaning of John 21,1-14. Ezek 47,1-12 constitutes the fundamental background of the passage: in the light of the oracle of the eschatological temple we see the meaning of the right side of the boat and the number one hundred and fifty-three for the fish, which corresponds by gematria to the spring of Eglayim. Thus, while opsarion designates simply the material fish, ichthys refers to the redeemed who enter into the unbroken net.

Bachmann, M., «" ... gesprochen durch den Herrn" (Hebr 2,3). Erwägungen zum Reden Gottes und Jesus im Hebräerbrief», Vol. 71(3,1990) 365-394.

       L'article montre que 1'expression dia tou kyriou d'He 2,3 s'applique à Dieu et non à Jésus, comme on 1'interprète habituellement. Disparaissent ainsi nombre de difficultés. Si 1'on comprend 2,3 comme le discours prophétique de Dieu dans le temps de l'AT, les questions de structure deviennent en outre plus claires, en particulier la composition en miroir de 2,1-4 et le fait que ces versets font pendant d 3,7--4,11, également la correspondence de ces deux blocs avec 10,26-30 et 12,18-28. La thèse de 1'article n'est en rien menacée par des "parallèles" comme Mc 16,20, car la mention des miracles en He 2,4 et la tradition représentée en 2,3-4 sont à rattacher à des contextes vétérotestamentaires (cf. He 3,9s; 10,15; Ex 7,3).

Animadversiones

Gryson, R., «Les six dons du Saint-Esprit. La version hiéronymienne d'Isaïe 11,2.3», Vol. 71(3,1990) 395-400.

Miller, J. E., «Dreams and Prophetic Visions», Vol. 71(3,1990) 401-404.

Kilgallen, J.J., «Did Peter ActuaHy Fail to Get a Word in? (Acts 11,15)», Vol. 71(3,1990) 405-410.

 

Fasc. 4

Commentationes

Giblin, C. H., «The Tripartite Narrative Structure of John's Gospel», Vol. 71(4,1990) 449-468.
       La structure tripartite du corps de l'évangile de Jean (1,19–4,54; 5,1–10,42, 11,1–20,29) est basée sur des indications de temps, d'espace et sur certains aspects de la mise en intrigue. Cela a pour conséquence de faire ressortir la mission universelle de Jésus, l'hostilité envers Jésus dans les grandes controverses (Jn 5–10), et l'amour de Jésus pour ses amis. Plusieurs motifs distincts sont successivement développés à l'intérieur de la structure narrative tripartite. La division bipartite - couramment admise -, qui fait commencer la seconde partie de l'évangile après la transition de Jn 12,37-50, est également valide, non en ce qu'elle établit la structure de base du récit, mais en ce qu'elle indique un mouvement qui va des signes faits par Jésus au signe promis (cf. 2,18-22), qui est le Seigneur crucifié et exalté. Ainsi, l'évangile contient au moins deux structures d'ensemble complémentaires.
 
Porter, S. E., «Is dypsuchos (James 1,8; 4,8) a "Christian" Word?», Vol. 71(4,1990) 469-498.

       Le témoignage constant du grec ancien montre que l'adjectif dypsuchos n'est attesté que chez les écrivains chrétiens. Il apparaît même pour la première fois en Jc 1,8 et 4,8. Pour montrer cela, l'article (1) discute les théories concernant le monde de pensée d'où le terme émergea; (2) il examine ensuite son emploi en Jc 1,8 et 4,8, où l'on peut discerner deux usages connexes mais distincts et souvent combinés par les écrivains postérieurs; (3) il étudie ensuite son usage chez les écrivains chrétiens extra-bibliques et (4) cherche à établir brièvement les implications des résultats pour la lexicographie néotestamentaire.

Uehlinger, C., «Leviathan und die Schiffe in Ps 104, 25-26», Vol. 71(4,1990) 499-526.

       L'article examine les prétendus parallèles entre le Grand Hymne composé par le roi égyptien Echnaton en l'honneur d'Aton et le Ps 104; il en conclut que le Ps biblique ne dépend pas de l'hymne égyptien. La constellation des images "dieu créateur souverain – bateau – Léviathan", qui se trouve sur un sceau cylindrique paléo-syrien découvert à Tell el-Dab'a, montre que l'articulation des différents motifs de Ps 104,25-26 est au contraire ancrée dans la religion cananéo-phénicienne. L'association des bateaux aux "grands animaux" renvoie aux hippoi phéniciens.

Piccirillo, M., «L'identificazione storica delle rovine di Umm er -- Rass Kastron Mefaa in Giordania», Vol. 71(4,1990) 527-541.
       This article shows that new archaeological evidence allows us to identify the Kastron Mefaa (mosaic inscription) in Jordan with Umm er-Rasas and not with Khirbet Nefa'a, as was thought by archaeologists since Clermont-Ganneau (1901). As a result, we suggest as possible the identification of Umm er-Rasas - Kastron Mefaa with the biblical Mefa'at (cf. Josh 13,17-21; Jer 48,21-24), following the suggestion of Fr. Germer-Durand from the Assumptionist convent of Notre-Dame de France in 1896.

Animadversiones

Couffignal, R., «Le Psaume de Jonas (Jonas 2,2-10). Une catabase biblique, sa structure et sa fonction», Vol. 71(4,1990) 542-552.

O'Callaghan, J., «Fluctuación textual en Mt 20,21.26.27», Vol. 71(4,1990) 553-558.

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© 1998 Biblica Last modified 26/03/00